« Une hausse des violences faites aux femmes ? »

Un article très intéressant publié par LeMonde.fr en ce début d’année souligne une fois de plus que les femmes ont tout à gagner à apprendre à se défendre.

Les femmes victimes de violences

Femme victime d'agressionLa publication des « chiffres de la délinquance » du 21 janvier a en effet souligné une hausse de 13 % des « vols violents sans arme dont les femmes sont victimes sur la voie publique ».

Christophe Soullez, le directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), précise que sur les 8700 vols violents sans arme supplémentaires en 2010, 5 700 concernent des femmes.

Il ajoute, de manière très significative, que « cela correspond au fait que les femmes sont considérées comme des cibles : plus fragiles, elles portent sur elles des objets dérobables, comme les téléphones ou les sacs à main. »

L’exposition (et par extension la vulnérabilité) des femmes est confirmée par de nombreuses enquêtes. Les violences conjugales et familiales sont largement représentées.

La « hausse de la violence » en tant que telle a été contestée. Motif : il n’y a pas plus de violence à l’encontre des femmes que par le passé ; ce sont simplement les femmes qui parlent de plus en plus tôt. Comme le précise Annie Guilberteau, secrétaire générale du Centre national d’information sur le droit des femmes et des familles, les derniers chiffres avancés seraient donc « le reflet beaucoup plus juste d’une triste réalité qui a été masquée pendant des années parce que les femmes ne parlaient pas ».

Désormais, les femmes parlent, et c’est une bonne chose. Mais il ne faut pas s’en satisfaire : l’idée est bien de mettre fin aux violences dont elles sont victimes ou, à défaut, de les réduire le plus possible.

Changer le regard porté sur les femmes

Pour changer ce regard porté sur les femmes, pour qu’elles ne soient plus considérées comme des victimes potentielles et réduire définitivement les chiffres des violences à leur encontre, il est nécessaire qu’elles sachent se défendre. Des techniques de défense simples, à la portée de toutes, existent et sont enseignées lors des stages de self-défense féminine du LSD.

Il est important de se rappeler que ce ne sont pas les muscles ni la force qui conditionnent l’issue d’une agression, mais la capacité à réagir de la meilleure façon, en fonction de la situation et du comportement des agresseurs.

Cliquez-ici pour lire l’article « Délinquance : les vols de portables, les femmes et les faux-semblants des chiffres »